DERNIERE LIGNE DROITE POUR LES OSTENSIONS

8052009

 

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L'accueil officiel se fait à la chapelle des Garennes à 14h. La procession débute à 14h30

RENDEZ-VOUS DIMANCHE ! VENEZ NOMBREUX !

 

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Le Mot d’Accueil

19052009

Nombreux sont ceux qui nous ont demandé le texte du mot d'accueil des Ostensions de Nexon dimanche 10 Mai.

Vous voilà satisfait : vous trouverez ci-après le texte original !

 

motdaccueilostensions.doc

 

Cliquez sur le lien pour l'ouvrir




Concert au profit des Ostensions : samedi 18 Avril

13042009

 

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Vous trouverez ci-après une présentation de l'ensemble vocal Résonance et plus particulièrement de son chef de choeur Eric DURAND.

Vous trouverez également la biographie de Stevan MOKRANJAC, l'histoire de Saint Jean Chrysostome, ainsi que la traduction de  La Liturgie de Saint Jean Chrysostome.

Ce concert est la dernière manifestation réalisées dans le cadre des Ostensions du 10 Mai 2009 : merci de faire connaître cette date autour de vous, et venez nombreux !

 

L'ensemble Vocal Résonance et son chef de choeur Eric DURAND : 

cliquez sur la vignette pour l'agrandir

 

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L'histoire de la divine liturgie de Saint Jean Chrysostome :

Stevan Mokranjac :

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Saint Jean Chrysostome :

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L'oeuvre chantée lors du concert sera en vieux slavon. Pour les plus curieux d'entre vous qui souhaitent connaître la signification des chants, voici la traduction :

 

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Repas des Ostensions : le 29 Mars

14032009

 

 

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Tout au long du repas aura lieu un spectacle médiéval et féérique assuré par les Yalicko et les Sikinis.

 

Vous trouverez dans l'album suivant quelques photos de leurs manifestations : 

Album: Yalicko et Sikinis

8 images
Voir l’album

 

N'oubliez pas la bénédiction et la montée du drapeau lors de la messe du 29 Mars à 11h en l'église de Nexon.

 

Vous trouverez le menu du repas dans la vignette ci-après.

 

Pour effectuer la réservation en ligne, cliquez sur CONTACT, en haut et à droite. Merci de nous communiquer vos nom et prénom, numéro de téléphone ainsi que le nombre de personnes présentent lors du repas. Nous vous enverrons un mail de confirmation pour votre réservation.

 

Venez nombreux et rendez-vous à tous le 29 MARS !!!

Vignette du repas des Ostensions : cliquez dessus pour l'agrandir.

 

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7 Questions à …

2032009

… Docteur Jacques Devalette

 

Jacques Devalette est l'auteur avec Bernadette Barrière, Patrice Conte et Georges Comet, de ” La Peste de Feu : Le Miracle des Ardents et l'Ergotisme en Limousin au Moyen-Age” paru en 1994, édité chez Archéa.

 

1) Qu’appelle-t-on le Mal des Ardents ? 

 

Le Mal des Ardents est une des appellations populaires de ce que les médecins appellent aujourd’hui l’Ergotisme gangréneux.

Cette maladie était aussi dénommée Mal Saint-Martial ou Mal Saint-Antoine, du nom des saints qui étaient implorés pour en obtenir la guérison. Le moine Adémar de Chabannes qui a rapporté le Miracle des Ardents de 994 l’appelait pestilentia ignis ou pestis ignis, c'est-à-dire peste (au sens ancien d’épidémie) de feu.

Il s’agit d’une intoxication consécutive à la consommation de seigle contaminé par un champignon parasite des graminées : l’Ergot de seigle. Ce champignon se développe certaines années en grande quantité sur les épis de céréales, il est alors ramassé avec le grain lors de la moisson. Consommé en quantité suffisante, il cause une maladie appelée logiquement ergotisme. Dans l’ergotisme gangréneux les troubles résultent principalement de la constriction intense des artères périphériques. Le sang ne parvient plus dans les membres, qui sont le siège de contractions douloureuses. Une sensation de chaleur intense les envahit, feu intérieur, feu sans flammes qui dévore les chairs. Ensuite survient une sensation de froid insupportable, les membres deviennent livides, puis la peau devient violacées et se détache, laissant apparaître des chairs noires et desséchées, comparables à du charbon. Enfin le membre gangréné se détache et la victime reste amputée qui d’un bras, qui d’une jambe sinon des deux. Une infection émaillait souvent l’évolution et le malade décédait alors de septicémie.

Les références au feu pour désigner cette maladie (ardent vient du latin ardere : brûler, ignis est le mot latin qui signifie feu) s’expliquent donc aisément, tant par la sensation qu’avait le malade d’être dévoré par un feu intérieur, que par l’aspect calciné que prenait le membre qui finissait par se détacher du corps.

 

2) Qu’est-ce qui vous a poussé à vous intéresser à l’origine de ce Mal ? 

 

Dans les années 1984-1985, l’équipe d’Archéa, sous la direction de Patrice Conte, a travaillé sur les souterrains médiévaux de notre région (ces souterrains qui en Limousin étaient souvent découverts lors des labours et dans lesquels on voyait des tunnels faisant communiquer les châteaux entre eux).

Les fouilles ont montré que ces souterrains sont souvent associés à des silos, dont la fonction était de conserver les denrées agricoles. Un des silos fouillé à Chadalais (commune de Maisonnais-sur-Tardoire) avait été utilisé pour emmagasiner du seigle contaminé par de l’Ergot. Nous nous sommes alors interrogés sur la signification de la présence d’Ergot de seigle dans ce silo : était-ce habituel au Moyen-âge ? La quantité était elle suffisante pour entrainer une intoxication ? Ces questions nous ont conduits à nous intéresser au Miracle des Ardents de 994 sur lequel les sources d’information sont nombreuses.

 

3) Comment expliquer que cette épidémie, qui a démarré au IXème siècle, était encore présente au début du XXème siècle ?

 

Pendant tout le Moyen-âge et jusqu’au XVIIIème siècle, l’origine de l’ergotisme était complètement inconnue. Il faut attendre les remarquables travaux de l’abbé TESSIER, réalisés alors que l’ergotisme ravageaitla Sologne et publiés par la Société royale de Médecine en 1776, pour que la responsabilité de l’Ergot de seigle soit établie. Encore bien des paysans n’en ont-ils pas accepté les conséquences. L’abbé TESSIER mentionne lui-même l'histoire d’un paysan pauvre qui voyant un agriculteur aisé rejeter l’ergot contaminant son seigle, s’en est emparé et a confectionné son pain avec de l’ergot presque pur. Bien sûr, cette attitude a entrainé sa mort et celle de sa famille.

Ainsi bien que la cause ait été connue dès la fin du XVIIIème siècle, il a fallu attendre les progrès de l’éducation et de l’hygiène pour que toutes les conséquences en soient tirées. 

 

4) Existe-t-il différentes formes de la maladie ?

 

Il existe deux formes d’Ergotisme. L’Ergotisme gangréneux est la forme connue sous le nom de Mal des Ardents et dont nous venons de parler. Une autre forme existe : l’ergotisme convulsif, ou Mal Saint-André, dont les manifestations étaient essentiellement neurologiques et psychiatriques (convulsions, hallucinations). On peut rappeler à ce propos que le L.S.D. a été découvert par HOFMANN, alors qu'il travaillait sur la synthèse des alcaloïdes de l’Ergot de seigle dans un grand laboratoire pharmaceutique.

On ne sait pas pourquoi l’Ergotisme se manifestait parfois sous sa forme gangréneuse, parfois sous sa forme convulsive. En France, la forme gangréneuse est de loin la plus fréquente, alors que la forme convulsive est souvent mentionnée dans les régions germaniques.

 

5) Etait-il possible d’en guérir ?

 

Tout dépendait bien sûr de l’importance de l’intoxication. Des consommations de faibles quantités d’Ergot de seigle n’entrainaient pas de symptômes. Des consommations un peu plus importantes pouvaient entrainer de simples malaises, mais généraient des avortements chez la femme enceinte. De plus fortes quantités entrainaient l’Ergotisme tel qu’il vient d’être décrit, et auquel de nombreuses personnes ont survécu. De très fortes quantités étaient très rapidement mortelles. Bien qu’il soit impossible de donner un chiffre précis, le seigle ergoté ne semble avoir été toxique qu’au-delà de quelque pour cent d’Ergot (de 1 à 5 % selon les auteurs), et que des consommations de 10 et même 20 % d’Ergot ne soient pas exceptionnelles.

 

6) Savez-vous si le limousin a été une région plus touchée qu'une autre ?

 

Le Limousin a été touché au même titre que la plupart des régions dans lesquelles le seigle constituait une part importante de l’alimentation. On trouve mention d'épidémies importantes dont la mémoire nous a été conservée dans d’autres provinces au Moyen-âge (Ile-de-France, Flandres, Picardie, Régions rhénanes). Celles du Dauphiné sont particulièrement connues par l’importance du culte rendu à Saint Antoine par les Ardents, et sont à l’origine de l’Ordre des Antonins dont l’importance au Moyen-âge fut considérable.

Plus récemment des épidémies ont encore eu lieu en Sologne (XVIIIème siècle), en région lyonnaise (XIXème siècle), en Russie (début du XXème siècle), etc…

 

7) En tant que scientifique, pouvez-vous nous dire, votre point de vue, sur le fait que les Ostensions perdurent encore au XXIème siècle ?

 

Je n’ai aucune compétence pour répondre à cette question. Je pense toutefois que le retour sur des éléments fondateurs à la fois de notre géographie (bien des saints dont on montre les reliques ont fondé nos villes) et de notre culture limousine, ne peuvent que susciter l’intérêt de tous ceux résident aujourd’hui en Limousin.